De la persévérance

Je n’aime pas tellement les conseils d’écriture de manière générale, parce que je sais que certaines méthodes fonctionnent pour certains, mais pas pour tout le monde. Alors quand j’ai vu ce conseil comme quoi il fallait abandonner une idée si l’on mettait trop de temps à l’écrire, ça m’a énervé. D’ailleurs, je pense que Stephen King disait quelque chose de rapprochant dans son livre « Ecriture, mémoires d’un métier ». Je n’ai pas la citation sous les yeux, mais pour lui je crois que si l’on passait trop de temps à écrire un manuscrit, il fallait laisser tomber (ou quelque chose comme ça !) Je sais qu’à l’époque, une amie m’avait prêté ce livre et on parlait à quel point certains points évoqués étaient démoralisants.

Dans mon cas, je préfère miser sur la persévérance. Peu importe le temps qu’il me faut pour mener un projet à bien, je vais m’accrocher. Parce que je pense que l’on peut avoir des idées de récits absolument géniaux, mais simplement ne pas être capables de les écrire sur-le-champ. Dans certains cas, une idée à besoin de mûrir, d’arriver à maturité pour pouvoir être traitée. Toutes les idées ne rentrent pas dans le même panier et j’en suis un bon exemple.

En deuxième année de fac, j’ai écrit une saga fantasy en 4 tomes de 100 000 mots chacun, de janvier à septembre (bientôt en réécriture en vue d’une publication, j’espère !). L’héroïne de cette quadrilogie est japonaise et ça allait donc parfaitement bien avec mes études en japonais et mes passions du moment sur tout ce qui touchait au Japon, ce qui fait que j’ai pu l’écrire aussi vite (même si, en y repensant, je sais que je pourrais y ajouter plus de profondeur aujourd’hui).

Dans le cas de L’héritière de l’Etoile, l’idée m’est venue quelque part entre 2013 ou 2014 et j’ai été incapable d’écrire plus loin que le premier chapitre. J’avais beau faire tous les efforts du monde, selon moi, il m’était impossible d’avancer. Entre mon stage de 3 mois au Japon, le visa vacance-travail qui a suivi l’année suivante, ça paraissait impossible. Peut-être que c’était simplement ma faute. Peut-être que je gérais mal mes priorités, peut-être que je n’avais pas envie d’écrire. Mais je pense surtout qu’il me manquait une certaine expérience de vie pour mener ce récit à bien.

Finalement, le récit a complètement changé dans ma tête et c’est à ce moment-là que j’ai réussi à m’y remettre. J’avais gagné en maturité et mon récit en a fait de même. J’ai repris l’écriture du tome 1 en 2018 et en décembre 2020, je mettais un point final sur le premier jet du tome 3. Alors, non, je n’ai pas écrit aussi vite qu’à l’époque de ma quadrilogie, mais je trouve que c’est quand même très satisfaisant de venir à bout d’un récit aussi vite.

J’ai d’autres idées qui mûrissent dans ma tête, de quoi écrire au moins 5 ou 6 récits de plus (one-shot et saga confondus). Parmi elles, des idées qui datent de 2017 ou 2018 et je sais qu’elles ont besoin de mûrir parce que je me sens incapable de les écrire dès demain, par exemple.
C’est pour cela que je penserais toujours qu’il faut persévérer, laisser mûrir une idée qui a du potentiel plutôt que de la bâcler pour produire quelque chose.

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